La 18ème vertèbre

La longueur d’une selle (ou plutôt de l’arçon pour être plus précis) doit tenir compte de la longueur du dos mais, en même temps, elle se doit impérativement de convenir au cavalier.

La question du dépassement de la 18ème vertèbre dorsale/thoracique revient souvent au cœur des discussions sur l’adaptation de la selle. Pour certains, si la selle a le malheur de dépasser d’1 centimètre la dernière vertèbre, c’est… la catastrophe.

En fait, pour la maison Stübben, le problème n’est pas si simple car on ne peut jamais exclure la taille du cavalier de toute équation d’adaptation. Après tout, si la selle posait à priori un problème au départ, la monte à cru pourrait par opposition, représenter une meilleure solution. Or, ce n’est pas toujours le cas car la monte à cru peut elle aussi causer des problèmes de dos.

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Pour la question de la longueur, retenons d’abord que la longueur maximale de l’arçon Stübben est de 42 cm, ce qui n’est pas long. Or, il faut se souvenir que l’arçon ne peut être vu lorsque la selle est complète. De l’extérieur, on ne voit que le cuir des matelassures et non l’endroit où se termine l’arçon.

La particularité du fameux arçon Stübben est sa souplesse (sous tension). En fait, lorsque le cavalier est en selle, l’arçon se plie afin d’absorber le poids du cavalier et il y a du coup très peu d’appui (et donc de pression) sur la partie arrière de la selle. Par conséquent, même si une selle Stübben venait à dépasser d’1 centimètre la dernière vertèbre, cela ne poserait pas forcément de problème.

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Par contre, et nous ne le dirons jamais assez : ne réduisez pas la taille de siège d’un cavalier pour adapter la selle à la longueur du dos, cela serait catastrophique.

Si un cavalier mesure 18 pouces en selle, ne le mettez pas en 17 ! Cela produirait l’effet inverse de celui escompté. La selle perdrait sa souplesse car le poids du cavalier ET toute la pression seraient transférés sur l’arrière.

Sur un cas extrême (dos court, très grand cavalier), il est possible de ne pas être en mesure d’offrir une solution de selle car le couple cavalier/cheval ne s’y prête pas.

Conclusion : dans l’adaptation, comme en équitation, le cheval et le cavalier fonctionnent ensemble et sont indissociables.

Pour Stübben, une seule équation est possible : la selle se mesure de l’avant à l’arrière (des épaules aux vertèbres) en incluant la taille de siège du cavalier dans le calcul des mesures.